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L’homme derrière le motif : un périple dans l’inconnu

Canadien de naissance, Kwame Delfish est l’artiste qui a conçu la pièce 2022 – Le chemin de fer clandestin, qui souligne le Mois de l’histoire des Noirs en saluant ceux et celles qui ont emprunté le train du gospel et suivi les étoiles jusqu’à la liberté. Le motif est un hommage tangible et intemporel aux milliers de personnes qui ont risqué leur vie pour la promesse d’une vie libre. L’histoire du chemin de fer clandestin en est une de souffrance, de détermination et d’espoir, et Kwame Delfish a su la rendre avec brio en une seule pièce. Toute une prouesse!

Kwame n’en est pas à sa première pièce. Il a déjà contribué à l’histoire de la monnaie canadienne avec une pièce au motif de feuille d’érable. Mais il précise : « Cette pièce-ci est beaucoup plus personnelle pour moi, puisqu’elle souligne le Mois de l’histoire des Noirs. Je suis chanceux d’avoir l’occasion de l’illustrer et d’y présenter ma perspective sur un pan important de l’histoire canadienne, surtout en ce qui concerne les miens et l’esclavage, qui font aussi partie de l’histoire du pays. »

Le 1er août 1834, l’esclavage a été aboli dans l’Empire britannique et par le fait même au Canada, qui est ainsi devenu un havre sûr pour les personnes en quête de liberté. Du début des années 1800 jusqu’en 1865, au moins 30 000 esclaves afro-descendants ont fui vers l’Amérique du Nord britannique (le Canada) en utilisant un réseau secret de routes et de refuges. Ce qui frappe Kwame, c’est le nombre de périples et de tentatives que bon nombre d’entre eux ont entrepris; il n’en avait pas conscience avant de travailler sur cette pièce. C’est pourquoi il en a fait l’élément central du motif.

« J’ai voulu inciter l’observateur à faire le tour de la pièce encore et encore, pour l’aider à comprendre que cette lutte sempiternelle n’est toujours pas terminée », explique l’artiste.

En faisant ses recherches poussées, Kwame a trouvé que « les éléments les plus fascinants sont les petits récits qui s’inscrivent dans la grande histoire ». Celui qui l’a le plus marqué est celui des courtepointes : les colons cousaient des messages dans les courtepointes qu’ils faisaient sécher dehors, signalant ainsi leur disposition à abriter des personnes fuyant l’esclavage. Ces courtepointes étaient le signe d’un lieu sûr.

Kwame raconte par ailleurs qu’en concevant le motif, il a dû faire « beaucoup de zooms avant et arrière pour s’assurer qu’aucun élément de l’image n’était perdu. Il fallait veiller à ce que le motif se distingue bien dans tous les formats. C’était tout un défi, mais un défi que je suis prêt à relever n’importe quand. C’était aussi une grande occasion d’apprentissage. »

Kwame a voulu repousser les limites du canevas, et cette volonté se manifeste dans ses moindres décisions créatives.

« C’est un canevas très important qui rejoint de nombreux artistes, graveurs et politiciens. » Inspiré par ses parents, Kwame a créé une œuvre d’art intemporelle qui honore le passé et met en lumière les conversations sur notre avenir commun. Kwame n’est pas qu’un artiste de talent; il est aussi fort humble.

« Il y a eu un investissement continu dans ma carrière artistique. Je ne crois pas avoir été privé d’une seule chose dont j’aurais eu besoin sur le plan créatif, résume-t-il. Maintenant, à l’âge adulte, je sais que tout ne tombe pas du ciel. Je suis reconnaissant pour tous les sacrifices dont je n’ai peut-être pas eu conscience, et qui m’ont permis d’en être ici aujourd’hui. »

La transmission du talent artistique et la communication de l’histoire sont aussi des roues qui tournent, à l’instar de la superbe pièce. Aux yeux de Kwame, « chacun a une histoire à raconter et chaque histoire est importante, qu’elle soit personnelle ou culturelle. Il faut en apprendre plus sur notre propre passé et sur celui des autres. C’est ce qui fait en partie la beauté du monde : plus on apprend, plus on comprend ».

L’artiste nous laisse sur cette réflexion : « Chaque fois que mon histoire et ma culture sont véritablement célébrées à l’échelle nationale, j’en perds mes mots. C’est un grand pas, mais il est aussi important de voir au-delà de ce mois; en tant qu’individu, il faut célébrer cette histoire perpétuellement. »

Comme le périple sans fin représenté sur la pièce, notre célébration de l’histoire des Noirs devrait se poursuivre à longueur d’année.

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