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William J. Roué, le visionnaire derrière le Bluenose

Il y a 100 ans de cela, le 26 mars 1921, le Bluenose était inauguré à Lunenburg, en Nouvelle-Écosse. Voilà que s’entamait un parcours inspirant pour la goélette qui allait devenir la plus célèbre du Canada, marquant pour toujours l’histoire du pays.

À la base de tout grand succès, il y a la naissance d’une idée. Comme l’illustrent le dollar épreuve numismatique et l’ensemble épreuve numismatique de cette année, c’est à cet instant que débute notre série 2021 sur le centenaire du Bluenose : au moment où l’idée germe à l’esprit de l’architecte naval William James Roué (1879-1970), puis prend forme sur sa table à dessin.

M. Roué est le visionnaire qui a conféré au Bluenose le don de l’élégance et de la vitesse, concevant un puissant navire qui saurait devenir le plus rapide d’entre tous. Son plus grand legs reste gravé dans le cœur et l’esprit des Canadiens, et sur notre pièce de 10 cents, où le Bluenose vogue toujours comme fier symbole de l’ingéniosité et du savoir-faire de chez nous.

Les exploits de course de ce navire vous sont peut-être déjà familiers, mais connaissez-vous l’architecte qui l’a conçu?

À l’occasion du 100e anniversaire du Bluenose, nous vous présentons cinq anecdotes au sujet de William J. Roué.

Il travaillait à l’usine de boissons gazeuses de sa famille quand il a conçu le Bluenose.

Si William « Bill » Roué a vécu la majeure partie de sa vie à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, il est plutôt né à Halifax. Son père, James Roué, était un pionnier du domaine des boissons gazeuses en Amérique du Nord. C’est à lui qu’appartenait Roué’s Carbonated Waters, l’un des premiers producteurs de soda au gingembre au Canada.

Le deuxième de trois fils, William J. Roué se joint à l’entreprise familiale en 1903 à titre de commis junior. Il continue d’y travailler à temps plein alors que la demande de ses plans navals augmente; il crée notamment un soda au gingembre très sec qu’il baptise « Bluenose » (un surnom populaire pour les Néo-Écossais bien avant la création de la célèbre goélette).

Au décès de son père en 1924, William J. Roué devient président de l’entreprise familiale, qu’il vend en 1929 à Bluenose Beverage Co. Il agira à titre d’expert-conseil jusqu’en 1934, soit jusqu’à ce que l’architecture navale l’occupe enfin à temps plein.

Il était un architecte naval autodidacte.

Sa passion des bateaux semble dater du berceau! Très jeune, William J. Roué se met à fabriquer des bateaux jouets, avant de passer aux modèles réduits. Adolescent, il construisait déjà des répliques de yachts faisant un mètre et demi!

À 17 ans, il quitte l’école et prend des cours de soir en dessin de construction mécanique à la Victoria School of Art and Design (aujourd’hui le Nova Scotia College of Art & Design [NSCAD]). Il devient également membre du Royal Nova Scotia Yacht Squadron la même année, et il continue d’étudier tout ce qu’il peut au sujet de l’architecture navale.

Le Bluenose était sa première goélette de pêche.

Bien que l’architecture navale demeure pour lui une occupation secondaire durant des années, William J. Roué entame son premier projet en 1907, quand on lui confie la conception des plans d’un grand yacht à voile. Mis à l’eau en 1909, le Babette est sa première création à voir le jour. L’architecte dessinera par la suite plusieurs yachts pour les membres du Royal Nova Scotia Yacht Squadron.

À l’automne 1920, le comité de planification de la Bluenose Schooner Company lui demande de concevoir une goélette qui se prête tant au travail qu’à la course. À l’époque, les constructeurs locaux se servent généralement de demi-maquettes en bois, mais une nouvelle approche semble désormais nécessaire, car le Canada vient d’essuyer une défaite à la première International Fishermen’s Race.

William J. Roué n’a jamais conçu de goélette de pêche auparavant, mais sa réputation et ses créations antérieures laissent croire qu’il peut aborder l’architecture navale sous un angle plus mathématique. Travaillant de nuit, il couche sur papier sa vision d’un navire gagnant et remet les plans avec trois semaines d’avance. Le comité lui demande de raccourcir la longueur à la flottaison; son plan révisé porte alors le numéro 17, et le nom Bluenose.

Ses indications pour la construction du Bluenose ont été suivies à la lettre.

C’est le chantier Smith and Rhuland, à Lunenburg en Nouvelle-Écosse, qui reçoit le contrat de la fabrication du Bluenose. À l’époque, l’idée de suivre un plan pour la construction d’une goélette sort de l’ordinaire. Et William J. Roué insiste pour vérifier personnellement que chaque aspect de la construction répond à ses critères.

Le seul changement par rapport au plan de l’architecte? L’augmentation du dégagement à la tête pour l’équipage, une suggestion du capitaine Angus Walters.

William J. Roué a dessiné plus de 100 autres navires – dont un rival du Bluenose.

La victoire du Bluenose à l’International Fishermen’s Race en 1921 vaut à l’architecte une reconnaissance nationale, et ses plans subséquents attirent l’attention à l’échelle internationale.

Approché par un groupe de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, William J. Roué se voit confier la conception d’un adversaire pouvant potentiellement mettre fin à la suprématie du Bluenose. Le résultat : le Haligonian, qui affrontera le Bluenose dans une course éliminatoire en 1926. Il en sortira vaincu (un mauvais ajustement des voiles pourrait être en cause), mais il devancera plus tard son rival de neuf minutes lors d’une course régionale.

Architecte naval prolifique dont la carrière durera un demi-siècle, William J. Roué continue de dessiner des navires de toutes sortes, des yachts aux traversiers en passant par les remorqueurs – il conçoit même un chaland sectionnel durant la Seconde Guerre mondiale. Or, aucun n’égalera la magie et l’aura mythique du Bluenose, un grand succès canadien qui vaudra à son concepteur une place d’honneur au Panthéon des sports canadiens et au Nova Scotia Sport Hall of Fame… ainsi qu’au revers de notre dollar épreuve numismatique 2021!

Références

« Le Bluenose, symbole canadien », Archives de la Nouvelle-Écosse. https://archives.novascotia.ca/bluenose/?Language=French.

« William J. Roué (1879-1970): Biography », WJRoué.ca. [www.wjroue.ca] (en anglais seulement)

Roué, Joan. A Spirit Deep Within: Naval Architect W.J. Roué and the Bluenose Story, Vanwell Publishing Ltd, nouvelle édition, 2002.

« Bluenose: A Dartmouth Connection », Dartmouth Heritage Museum, 23 mars 2017 [www.dartmouthheritagemuseum.ns.ca/bluenose-a-dartmouth-connection/] (en anglais seulement)

« Membre du Panthéon : William J. Roué », Panthéon des sports canadiens. [http://www.sportshall.ca/hall-of-famers/hall-of-famers-search.html?proID=422&lang=FR#]

« Inductee: William James Roue », Nova Scotia Sport Hall of Fame.

[nsshf.com/inductee/william-james-roue/] (en anglais seulement)

Source des images

« Bluenose » est une marque officielle adoptée et utilisée par le ministère des Communautés, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse conformément à la Loi sur les marques de commerce (Canada). Cette marque est utilisée par la Monnaie royale canadienne avec la permission de ce ministère.

Signature de William James Roué © jeroué. Utilisé avec autorisation.
Plans du BLUENOSE 1921© jéroué. Utilisé avec autorisation.

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